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Lundi 1er septembre 2008
C'est la rentrée des classes (pour les enseignants). Avec une annonce de la part de l'ASN !
Campagne d'inspection de l'ASN dans des cabinets de radiologie des régions Rhône-Alpes et Auvergne au mois de septembre
La division de Lyon de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) réalisera, durant le mois de septembre 2008, une vaste action de contrôle d'un ensemble de cabinets de radiologie des régions Rhône-Alpes et Auvergne. Cette action comprendra un examen documentaire et une visite des locaux où sont implantés les appareils de radiodiagnostic.
Les cabinets de radiologie utilisant des appareils émettant des rayons X sont soumis à une règlementation particulière issue du code de la santé publique et du code du travail. Il existe notamment une obligation de déclaration des appareils de radiodiagnostic auprès de l'ASN.
L'objectif de cette première campagne d'inspection d'ampleur dans ces deux régions est de vérifier la mise en œuvre de la réglementation relative à la radioprotection des travailleurs et des patients. Ce sera également l'occasion pour l'ASN de faire le point avec les professionnels sur les éventuels problèmes rencontrés sur le terrain.
Un compte rendu des enseignements tirés de cette action sera établi et publié par l'ASN.
Vous voila donc prévenu que vous soyez PCR interne, externe, organismes agréés... A vous de faire passer l'information.Et puis au niveau réglementaire, le décret n° 2008-875 du 29 août 2008 pris pour l’application de l’article 22 de la loi n° 2006-739 du 28 juin 2006 de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs.
On sent que l'épisode de cet été a provoqué des réactions au niveau gouvernemental. L'enfouissement des déchets militaires sur le site du Tricastin (répertorié dans l'inventaire de l'ANDRA) ne doit pas être pas être étranger à cette publication réglementaire.
A voir sur le site du journal officiel www.legifrance.gouv.fr
Mardi 2 septembre 2008
Incident de Fleurus : l'activité décroît
Les autorités fédérales constatent que les échantillons analysés suite à l’incident de l’IRE à Fleurus ne contiennent pas de doses élevées de radioactivité. Certaines mesures préventives ne sont donc plus d’application. Les aspects médicaux sont très rassurants, toutefois les autorités fédérales ont organisé une journée de détection médicale pour les habitants de Lambusart qui souhaiteraient passer ce test afin de les rassurer totalement. La radioactivité décroît rapidement. La zone de précaution a donc été réduite à 3km (principalement la zone de Lambusart), depuis le samedi 30 août. Dans cette zone, il est toujours conseillé aux habitants de ne pas consommer les fruits et les légumes feuillus de leur jardin jusqu’au 7 septembre, sauf avis contraire. Il n’y a par contre aucun risque à se promener à l’extérieur et à consommer d’autres produits.
Petit bémol sur l'état de l'installation. Le quotidien "Le soir" s’interroge : « Une enquête menée en 2007 épinglait des défaillances dans la sécurité des installations de l’IRE à Fleurus. L’incident était-il prévisible ? Et évitable ? ». Selon le quotidien belge, l’audit réalisé par l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française, « livre un état de lieux stupéfiant »
Et puis dans les manifestations à noter les Journées "Surveillance de la radioactivité dans l'environnement" (Du 23 au 24 Septembre 2008) organisées par la SFRP.
Ces journées présenteront l'organisation de la surveillance de la radioactivité dans l'environnement et permettront un dialogue et des échanges sur cette thématique entre les différents acteurs de la radioprotection en France.Lieu : Paris.
En savoir plus : http://www.sfrp.asso.fr/Avec les événements de cet été cette manifestation risque d'être prisée !!
Et enfin pour ne pas oublier le côté festif que nous apprécions à l'ATSR un article datant du 1er septembre et provenant du CNRS :
Un accélérateur de particules pour authentifier des bouteilles de vin
Des physiciens nucléaires français ont mis au point une technique pour authentifier des grands crus en soumettant les bouteilles qui les contiennent au faisceau d'ions d'un accélérateur de particules, a annoncé lundi le CNRS."L'analyse par faisceaux d'ions renseigne sur l'âge du vin par la datation du contenant et repousse les limites de la technique de mesure par radioactivité en césium 137 qui ne permet pas de dater le vin avant 1950", selon un communiqué du Centre national de la recherche scientifique.
Le nouveau procédé permet de vérifier à la fois l'âge du vin et sa provenance, donc d'authentifier le cru,"un peu comme la signature d'un peintre sur un tableau de maître, tout ceci sans ouvrir la bouteille et sans en affecter d'aucune sorte son contenu".
Il repose sur l'étude du rayonnement X émis par les bouteilles placées sous un faisceau d'ions de l'accélérateur Aifira en région Aquitaine (sud-ouest).
Les travaux ont été menés dans le cadre d'un contrat entre Arcane, la cellule de transfert technologique du Centre d'études nucléaires de Bordeaux Gradignan, et une société londonienne spécialisée dans le commerce international de grands vins, The Antique Wine Company.
Le contrat prévoit l'analyse d'environ 160 bouteilles, en attendant la création, en novembre prochain, d'un service commercial d'expertise à travers la création d'une société indépendante de droit français "Vincert SAR", précise le communiqué
Mercredi 3 septembre 2008
L'INSTN de SACLAY nous annonce une formation qui semble être passionante pour ceux qui s'intéressent aux incertitudes de mesure.
J'étais justement en train de préparer un document pour notre site. Je vais demander mon inscription à mes responsables, dans la mesure du possible.FORMATION « SEUIL DE DECISION, LIMITE DE DETECTION ET NORME ISO 11929 »
Dans le cadre du déploiement des normes relatives à la mesure de la radioactivité la nouvelle version de la norme l'ISO 11929 "Détermination des limites caractéristiques (seuil de décision, limite de détection et limites d'intervalle de confiance) pour mesurages de rayonnements ionisants — Principes fondamentaux et applications" vient d’être publiée par l’AFNOR.
Cette norme, dont l’application va devenir obligatoire dans les laboratoires soumis à l’accréditation, modifie radicalement, dans ses principes, la manière de déterminer les limites de détection et seuils de décision.Afin de permettre aux laboratoires de s’approprier cette norme dont certains aspects font appel à des notions complexes de statistique l’INSTN, en partenariat avec la CETAMA, organise une journée de formation sur le thème : Seuil de décision, limite de détection et norme ISO 11929
Cette formation s’adresse à tous ceux qui, dans les laboratoires d’analyse de la radioactivité (environnement, médical, déchets, effluents et rejets…), sont confrontés à la nécessité de rendre des résultats conformes aux référentiels normatifs en vigueur.
L’objectif de la formation est de rendre accessible, pour le plus grand nombre, les principes sous jacents à la détermination du seuil de décision et de la limite de détection et de les appliquer à des cas réels. En association avec des experts reconnus dans les laboratoires des cas concrets seront abordés. Ils pourront prendre en compte l’incidence de l’application de cette norme sur le calcul des incertitudes selon le guide ISO « GUM ».
Cette formation d’1 journée s’articule en 3 parties :
- Présentation de la norme et des concepts utilisés, modifications par rapport à la version précédente
- Application concrètes à différentes techniques concernées (scintillation liquide, spectrométrie alpha et gamma, comptage…)
- Questions-réponses, cas réelsRENSEIGNEMENTS PRATIQUES
LIEUX : Société Géologique de France*, 77 rue Claude Bernard Paris,
DATES : deux sessions le jeudi 13 novembre et mardi 16 décembre 2008CONTACTS :
Modalités d’inscriptions : voir avec vos correspondants formations.Contact INSTN : Fabienne Guyard : 01.69.08 48.46 , fabienne.guyard@cea.fr
Renseignements pédagogiques : alain Vivier , 01.69.08.26.56, alain.vivier@cea.frFRAIS D’INSCRIPTIONS : 320 Euros HT par participants
Nos fournisseurs de radiopharmaceutiques ont quelques problèmes en ce moment. L'incident de Fleurus avec l'iode 131 n'est que la partie visible de l'iceberg. A tel point que l'ASN vient de publier une note d'information sur son site
L'ASN souhaite favoriser l'émergence d'une solution face à une éventuelle pénurie internationale de technétium 99m nécessaire pour certains examens médicaux
L’ASN a été informée qu’à la suite de l’arrêt prolongé du réacteur de Petten (Pays-Bas) une pénurie de molybdène 99 pourrait avoir lieu en Europe.
Le molybdène 99 sert à la fabrication de technétium 99m. Ce dernier est le plus utilisé par les services de médecine nucléaire pour réaliser divers examens de scintigraphie*.
La production de molybdène 99 par irradiation d’uranium enrichi est assurée principalement par six réacteurs de recherche dans le monde. Parmi ces réacteurs, trois sont situés en Europe : le réacteur de Petten aux Pays-Bas, le réacteur de Mol en Belgique et le réacteur OSIRIS en France, situé sur le centre de Saclay du Commissariat à l’énergie atomique. Les réacteurs belge et français étant à l’arrêt comme prévu pour cause de maintenance, l’arrêt du réacteur de Petten crée une situation difficile parce que le molybdène 99, compte tenu de sa courte durée de vie, ne peut être stocké. Trois autres réacteurs producteurs de molybdène sont situés au Canada, en Afrique du Sud et en Australie.
L’ASN considère que le nombre limité de réacteurs utilisés pour produire du molybdène 99 ainsi que l’âge de ces réacteurs, tous mis en service dans les années 1960, peuvent entraîner une pénurie qui pourrait s’aggraver dans les années qui viennent.
Pour l’ASN, la disponibilité de médicaments radiopharmaceutiques, indispensables pour certains examens et traitements médicaux, est fondamentale. Toutefois, leur production doit se faire dans des conditions de sûreté satisfaisantes.
Aussi, l’ASN va prendre l’initiative de réunir prochainement ses homologues des autorités de sûreté des pays producteurs de radionucléides à usage médical (dont le molybdène 99) afin de maintenir un niveau de sûreté commun suffisant et d’étudier un calendrier combinant l’arrêt des installations vieillissantes et la mise en service de nouvelles installations.NDLR : A tel point que certains examens scintigraphiques cardiaques vont être refait avec du thallium produit par les cyclotrons.
Et un peu de réglementation qui m'avait échappé hier !
Arrêté du 7 août 2008 relatif à la gestion du risque lié au radon dans les lieux de travailDécidément beaucoup d'informations aujourd'hui
Retour sur les incidents de SOCATRI et de FLEURUSSOCATRI : Quelques éléments supplémentaires
C'est au cours d'une mauvaise manœuvre que le conducteur d'un engin de chantier a heurté le bac de rétention en béton situé au pied des cuves, un dispositif de sécurité destiné à éviter les fuites dans l'environnement. Le bac s'est fissuré. Les équipes responsables des travaux ont planifié sa réparation, mais sans avertir celles chargées de l'exploitation. Pour Areva, c'est le dysfonctionnement majeur. Ce problème de management a d'ailleurs coûté sa tête au directeur de Socatri.FLEURUS L’AFP rapporte que suite à la fuite d’iode radioactif survenue à Fleurus il y a dix jours, « le ministre belge de l’Energie Paul Magnette a réclamé hier des ‘sanctions sévères’ à l’égard des responsables du laboratoire médical [en cause], estimant qu’ils avaient commis ‘des erreurs effarantes’ »
Commentaires personnels
Il convient de s'interroger :Y a-t-il des problèmes d'organisation du travail ? Y a -t-il un cercle vertueux qui incitent les gens ayant commis une erreur (et on le sait elle est humaine) à la déclarer ? S'ils la déclaraient y aurait-il des sanctions à leur égard ?
On constate que les directeurs en payent le prix... Et pour revenir sur d'autres incidents (ceux de radiothérapie) l'ASN avait déclaré que c'était les établissements où il y avait le moins de risques qui déclaraient le plus d'incidents..
Voila un modèle que des managers (voir des dirigeants encore plus hauts placés) devraient appliquer...
Vendredi 5 septembre 2008
Un militaire irradié en Algérie obtient une pension en appel
STRASBOURG (Reuters) - Un ancien militaire ayant participé aux essais de tirs nucléaires dans les années 60 en Algérie a obtenu devant la justice le droit à une pension d'invalidité que lui refusait l'Etat.
La Cour régionale des pensions militaires de Nancy (Meurthe-et-Moselle) dit que les affections dermatologiques et le syndrome anxio-dépressif dont souffre André Geneix, aujourd'hui âgé de 72 ans, "sont imputables à une irradiation survenue le 1er mai 1962" alors qu'il se trouvait en service.
Elle attribue à ses états de service les douleurs lombaires dont il souffre et évalue son taux d'invalidité à 40%.
André Geneix, militaire de carrière, était sergent opérateur radio au centre de tir nucléaire souterrain d'In-Ekker et a participé à ce titre, le 1er mai 1962, au tir "Beryl."
Le sergent, qui ne portait pas de protection particulière, a reçu à cette occasion une dose de rayonnement de 180 mSV (millisievert), soit plus de trois fois la dose annuelle admise (50 mSV).
Selon Me François Lafforgue, avocat d'André Geneix et de l'Association des vétérans des essais nucléaires (Aven), "cette décision s'inscrit dans le cadre d'une évolution favorable aux vétérans."Après des jugements de première instance défavorables, plusieurs cours d'appel ont tranché, depuis 2007, en faveur des vétérans. Aucun arrêt en Conseil d'Etat n'a toutefois encore confirmé ou infirmé cette jurisprudence.
Créée en 2001, l'Aven se bat pour faire reconnaître les droits des victimes militaires des 210 essais nucléaires français - dont une cinquantaine en atmosphère - réalisés au Sahara algérien entre 1960 et 1966 puis en Polynésie française, sur les atolls de Mururoa et Fangataufa, jusqu'en 1996.
Environ 400 dossiers sont actuellement pendants, soit devant l'administration, soit devant les tribunaux.
"Cet arrêt nous conforte dans notre droit à réclamer la création d'un fonds d'indemnisation des vétérans victimes des essais nucléaires", estime Me Lafforgue.
En février dernier, le gouvernement français avait informé l'Algérie de l'étendue de la pollution provoquée par les treize essais nucléaires réalisés dans le Sahara, dont quatre avaient été marqués par des incidents radioactifs.
Gilbert Reilhac, édité par Gilles Trequesser
Incident de Fleurus : l'IRSN publie les résultats d'analyses des prélèvements effectués près de la frontière belge et confirme l'absence d'impact environnemental de l'incident en France
Comme annoncé le 29 août 2008, l’IRSN a organisé une campagne de prélèvements afin d’évaluer l’impact éventuel de l’incident survenu à Fleurus à l’Institut des radioéléments (IRE) sur le territoire français. Le vendredi 29 et le samedi 30 août, deux équipes de l’IRSN ont collecté le long de la frontière belge, sur 16 communes de Maubeuge à Longwy, plus d’une trentaine d’échantillons correspondant à une bande d’environ 200 km .
Les équipes de l’IRSN ont privilégié les prélèvements d’herbe et de lait afin de déceler d’éventuelles retombées au sol résultant d’un rejet atmosphérique d’iode 131. En effet, l’herbe est un indicateur particulièrement sensible à une contamination d’origine aérienne. Lors de son transport par les masses d’air, l’iode 131 se dépose progressivement sur les surfaces au sol et en particulier sur les surfaces végétales ; le lait produit par les animaux qui consomment l’herbe contaminée est également un composant de la chaîne alimentaire particulièrement sensible aux retombées d’iode 131.
La carte des prélèvements effectués par l'IRSN est disponible sur le site.
Les prélèvements ont été traités et analysés dès le retour de la mission dans les laboratoires de l’Institut, dans la soirée du 30 août. Les échantillons ont été conditionnés pour la recherche de l’iode par spectrométrie gamma (durée de comptage de 12 heures pour les échantillons de lait et de 8 heures pour les échantillons de végétaux).
Ces analyses n’ont révélé aucune trace d’iode 131, les limites de détection des appareils de mesures utilisés par l’IRSN n'ayant été franchies pour aucun des échantillons mesurés.
Sur la base de ces résultats, et en l’absence de nouveau rejet accidentel venant de l’IRE, l’IRSN considère qu’il est inutile de poursuivre les actions de recherche d’iode 131 imputable à l’incident.
Lundi 8 septembre 2008
Sur le site de l'ASN vendredi :
NOTE D'INFORMATION
Audition de l'administrateur général du CEA par le collège de l'ASN sur les enjeux de sûreté et de radioprotection du CEALe collège de l’ASN a auditionné, le 2 septembre 2008, l’administrateur général du CEA.
À cette occasion, le CEA a présenté son bilan annuel 2007 sur la maîtrise des risques, publié en juin 2008.L’ASN a pour sa part explicité l’appréciation qu’elle a portée sur la sûreté au CEA dans son rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2007, paru en avril 2008.
Le CEA a présenté une mise à jour de ses grands engagements en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection, officialisés en 2007 à la suite d’une demande de l’ASN. Suite au souhait du CEA de modifier de manière substantielle deux grands engagements, l’ASN a demandé que le CEA justifie précisément ces évolutions lors de prochaines réunions. Ces deux engagements concernent les programmes de rénovation, actuellement en cours, des installations « MASURCA » et « LEFCA » situées sur le centre CEA de Cadarache.
Par ailleurs, le CEA a présenté son organisation et ses actions en matière de gestion des projets de génie civil, en lien avec les nouvelles installations dont la construction est en cours ou va démarrer prochainement sur le centre de Cadarache. L’ASN a indiqué au CEA que ces évolutions étaient positives, et qu’elle s’attachera à en vérifier la bonne mise en œuvre, notamment par des inspections dédiées.
Enfin, un certain nombre de points d’actualité ont été abordés. En particulier, les mesures prises par le CEA au titre du retour d’expérience à la suite des événements survenus cet été ont été évoquées.
Le collège de l’ASN auditionne de façon régulière les exploitants nucléaires sur les enjeux de sûreté nucléaire et de radioprotection.
Et puis les recommandations de l'IRSN suite à l'incident SOCATRI (à voir sur le site IRSN)
05/09/2008 Incident de SOCATRI : bilan et préconisations de l'IRSN en matière de surveillance environnementale
L'ASN a sollicité l'IRSN pour réaliser un premier bilan de la surveillance exercée sur le site de l'usine SOCATRI et dans son environnement suite à l'incident du 7 juillet 2008. En réponse à cette demande, l'IRSN a dressé un état des lieux de la teneur en uranium des différents compartiments de l'environnement potentiellement impactés par cet incident (eaux de surfaces, eaux de nappe, végétaux aquatiques, sédiments et poissons).
Il ressort de ce bilan qu'aucune pollution persistante liée au rejet d'uranium du 7 juillet n'a été mise en évidence dans l'environnement. Seule une présence d'uranium transitoire a été relevée dans un des piézomètres installés par la SOCATRI pour surveiller les eaux de la nappe du Lauzon, dans des zones représentatives d’une recharge de la nappe par cette rivière. Un retour à des valeurs comparables au bruit de fond régional a été observé en une vingtaine de jours.
La surveillance réalisée depuis le mois de juillet a par ailleurs permis d’identifier la présence d’un marquage en uranium plus ancien en certains points d’une zone délimitée par le Lauzon, le canal de Donzère Mondragon et le Rhône, non imputable à l'incident SOCATRI.
Compte tenu de ces observations, l'IRSN a formulé des propositions d’adaptation du plan de surveillance de l’environnement actuellement en vigueur. Ces propositions visent à poursuivre une surveillance, d’une part hebdomadaire à proximité du lieu de l’incident, d’autre part mensuelle dans les forages de prélèvement d’eaux à des fins alimentaires dans lesquels une teneur en uranium approchant ou dépassant la valeur guide de l’OMS (15 microgrammes par litre) a été mise en évidence.
Mercredi 10 septembre 2008
C'est évidemment THE INFO internationale...
Et notre collègue, ami et Vice-président, Jean-Claude GABORIT, en tant que radioprotectionniste patenté du CERN jusqu'il y a encore peu de temps nous à fait part de la nouvelle de manière précise... 10h28 ce jour le 1er faisceau du LHC a fait un tour complet dans la machine !
Il a fallu un peu moins d’une heure pour régler les paramètres en progressant étape par étape.
Jean-ClaudeNotre directeur de la revue a déclaré qu'il était heureux car les physiciens n'avaient pas satellisé la Suisse !
Jeudi 11 septembre 2008
Un peu en retard mais info sur le site ASN
NOTE D'INFORMATION : Incident à la centrale nucléaire EDF du Tricastin
L’ASN a été informée par EDF d’un incident survenu le 8 septembre 2008 à 10h30 lors de la manutention du combustible à l’occasion des opérations de déchargement du réacteur Tricastin 2.
Le cœur du réacteur nucléaire est composé de 157 assemblages combustibles comportant chacun 264 crayons qui contiennent le combustible nucléaire. Les réacteurs doivent être arrêtés périodiquement et déchargés pour procéder au renouvellement du combustible.
Lors de cette opération, le couvercle de la cuve du réacteur et les structures internes supérieures de maintien sont retirés pour pouvoir accéder aux assemblages combustibles et pouvoir les remplacer.
Deux assemblages combustibles sont restés accrochés aux structures internes supérieures au cours des opérations d’enlèvement. L’exploitant a interrompu ces opérations et fait procéder à l’évacuation du bâtiment réacteur et à son isolement, conformément aux règles d'exploitation du réacteur. Les deux assemblages sont sous eau dans la cuve.
L'ASN et son appui technique l’IRSN suivent de façon attentive l’évolution de la situation. L’ASN a demandé à EDF d’étudier les conséquences de la chute éventuelle des deux assemblages dans la cuve et de définir des actions pour remédier à cet incident.
L’incident, qui est toujours en cours, n’a pas eu de conséquences pour le personnel de la centrale et n’a pas entraîné de rejets dans l’environnement.
EDF a proposé à l’ASN de classer cet incident au niveau 1 sur l'échelle INES.Un incident de même nature s’était produit à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine en 1999.
Vendredi 12 septembre 2008
A voir absolument sur le site de l'IRSN
Recherche sur les effets sanitaires des faibles doses de rayonnements ionisants : consultation publique jusqu’au 30 novembre 2008 sur les propositions d’un « groupe à haut niveau » pour proposer une initiative stratégique de recherche à l’échelle européennePartant du constat que de nombreuses incertitudes demeurent sur les effets sanitaires des faibles doses de rayonnements ionisants, le Comité Euratom de l’Union Européenne a chargé un groupe de représentants à haut niveau (HLEG) États membres : Allemagne, Finlande, France (Pierre Legrain, directeur des sciences du vivant du CEA et Jacques Repussard, directeur général de l’IRSN), Italie, Royaume-Uni et Suède, de proposer pour les vingt ans à venir une feuille de route de la recherche européenne dans ce domaine. Ces personnalités se sont adjointes plusieurs experts scientifiques venant de divers horizons, pour la France: le docteur Janet Hall, le professeur Élisabeth Cardis et le docteur Jean-René Jourdain. Le groupe a identifié dans son rapport les questions clés relatives aux effets des expositions, notamment chroniques, aux faibles doses de rayonnements ionisants ainsi que les lacunes en matière de connaissances scientifiques, dégagé des priorités et formulé des propositions d’organisation pour l’avenir des travaux de recherche qu’il conviendrait de mener à l’échelle européenne. À l’initiative de la Commission européenne, ces propositions sont soumises à consultation publique via Internet.
Et un petit incident chez Melox sur le site de Marcoule – l’AFP informe qu’« une erreur dans le stockage de deux matériels de mesures scellés, contenant une source radioactive » s’est produite chez cette filiale d’Areva. Melox a proposé à l’ASN de classer l’incident au niveau 1 sur l’échelle internationale des événements INES, graduée de 0 à 7.
"Pourquoi cette information", me direz-vous ? Pour que vous réfléchissiez sur les incidents de niveau 1 (voir les historiques de cet été) et la portée de chacun d'entre eux...............
Lundi 15 septembre 2008
Encore un loupé de ma part au niveau réglementaire. Il faut dire que l'arrêté date de juillet et a été publié le 9 août.
Les affaires "nucléaires" auraient-elles accéléré cette publication ? A voir sur le site de l'ASN ou sur le site du J.O legifrance.ARRETE
Arrêté du 8 juillet 2008 portant homologation de la décision n° 2008-DC-0099 de l'Autorité de sûreté nucléaire du 29 avril 2008 portant organisation du réseau national de mesures de la radioactivité de l'environnement et fixant les modalités d'agrément des laboratoires, pris en application des dispositions des articles R. 1333-11 et R. 1333-11-1 du code de la santé publique.Ça s'améliore chez nos amis belges, avec une petite info sur le site de l'agence fédérale la semaine dernière.
Vendredi 12 septembre - 10h30
Incident IRE: le plan national d'urgence nucléaire est levé* Aujourd'hui, les experts et les autorités concernées se sont à nouveau réunis afin d'assurer le suivi de la situation.
* Depuis le samedi 6 septembre dernier, toutes les mesures de précaution pour la population concernées avaient été levées.
* Le plan national d'urgence nucléaire peut à présent être également totalement levé. Depuis le samedi 6 septembre dernier, nous étions redescendu au niveau U1, ce qui signifie que les services et personnes concernés restaient en stand-by. Aujourd'hui, il n'est plus nécessaire de maintenir plus longtemps ce niveau d'alerte.
* La situation continue bien entendu à être suivie de près par les différents services compétents, chacun dans son propre domaine d'activité. Concrètement, cela signifie qu'il n'y a plus au sujet de cet incident de réunion de coordination prévue au Centre de crise.
Mardi 16 septembre 2008
Avec quelques éléments sur les maladies professionnelles et leur sous-déclaration en France.
A noter que la synthèse nationale des rapports d'activité des CRRMP pour l'année 2007 ne rapporte qu'un cas de déclaration en maladie professionnelle pour le tableau n°6 (rayonnements ionisants) et qui a été non accepté....
Etonnant ! C'est le moins qu'on puisse dire.Un rapport réévalue entre 550 millions et 1 milliard le coût, pour l'assurance-maladie, de la sous-déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles.
Pour les syndicats de salariés et les associations, il s'agit d'une revendication phare et répétée depuis des années : la sous-déclaration dans les entreprises des accidents du travail et des maladies professionnelles (AT-MP) pénalise lourdement la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM), qui finance les soins en lieu et place de la branche AT-MP. Cette différence est loin d'être neutre, car la branche des accidents du travail, présidée par le Medef, est financée uniquement par des cotisations patronales. En outre, même si le risque est largement mutualisé, les employeurs (pour les entreprises de plus de 200 salariés) sont pénalisés quand trop de maladies et d'accidents surviennent dans leur entreprise. D'où la tentation de sous-déclarer les incidents.
Pour tenter de chiffrer cette sous-évaluation, qui fait l'objet d'âpres débats très techniques, des commissions d'experts se réunissent régulièrement depuis 1997. A l'époque, la commission Deniel estimait que la sous-déclaration des seules maladies professionnelles occasionnait un surcoût de quelque 135 millions d'euros pour l'assurance-maladie. Le dernier rapport établi en juillet par la commission présidée par Noël Diricq a établi une fourchette de sous-évaluation bien supérieure : entre 565 millions et 1,015 milliard d'euros, contre 356 à 750 millions d'euros selon la même commission, en 2005. Les syndicats estiment que l'on est encore loin du compte, le patronat que ces travaux ne sont pas fiables.
Cancers, asthme, bronchites
Comment expliquer une telle inflation ? Un peu à l'instar du travail illégal, la mesure de la sous-déclaration et de la sous- reconnaissance des AT-MP est très compliquée. Les experts identifient quatre grandes causes au phénomène : les réticences des victimes à déclarer leur maladie, la difficulté pour les médecins à faire le lien entre le travail et l'affection, et à reconstituer les parcours professionnels, les lacunes de la réglementation (les tableaux de reconnaissance des maladies professionnelles tardent à être actualisés en fonction des avancées scientifiques),
(NDLR : est c’est le cas du tableau n°6 concernant les rayonnements ionisants dont la dernière révision remonte à 1984 !) et l'attitude des employeurs qui ne déclarent pas certains accidents ou font pression sur le salarié pour qu'il ne déclare pas l'accident ou la maladie. La commission Diricq s'appuie à la fois sur des rapports globaux sur l'évolution des risques, sur des comparaisons internationales, mais aussi sur des études ciblées (pathologie, région).
Pour les cancers, par exemple, « il semble qu'au minimum un cas de cancer professionnel sur deux, chez les hommes, ne soit pas reconnu », souligne le rapport, la proportion de pathologies cancéreuses liées à l'activité professionnelle étant estimée entre 3 % et 6 %, soit entre 5.000 et 10.000 cas. Les experts établissent ensuite le coût annuel moyen et chiffrent ainsi entre 230 et 607 millions d'euros l'impact de la sous-déclaration des seuls cancers professionnels.
Surtout, les derniers travaux de la mission ont permis d'établir des évaluations sur des maladies non traitées jusque-là, telles que les bronchites chroniques (entre 25.000 et 40.000 cas sous-déclarés chaque année) ou les affections de la peau (irritations, eczémas) liées, notamment, à l'utilisation de produits chimiques. Ainsi, alors qu'un peu plus d'un millier de dermatoses ont été reconnues par la branche AT-MP en 2006, le nombre réel de cas professionnels serait compris entre... 8.500 et 11.900.
300 millions supplémentaires La sous-évaluation des cas d'asthme et des troubles musculo-squelettiques (tendinites, poignets et épaules douloureuses, etc.) a aussi été revue en nette hausse. S'appuyant sur de nouvelles études épidémiologiques, la mission Diricq estime que 19.000 à 41.000 cas d'asthme professionnel ne seraient aujourd'hui pas déclarés. Enfin, pour les accidents du travail, le rapport évalue à 38.000 le nombre d'accidents avec arrêt non déclarés.
Le gouvernement a déjà tiré les conclusions de ces travaux : la branche AT-MP, qui versait jusque-là 415 millions d'euros par an à l'assurance-maladie au titre de cette sous-déclaration, devra s'acquitter de 300 millions d'euros supplémentaires l'année prochaine. Au grand dam du Medef, qui conteste la valeur des travaux de la mission Diricq, et qui y voit le moyen pour les pouvoirs publics de piocher dans les excédents de la branche accidents du travail, dès que ceux-ci apparaissent.NDLR ; j’en profite pour vous remettre en mémoire un article de mai 2008
Révision du tableau " rayonnements ionisants " La révision du tableau n° 6 sur les pathologies liées aux rayonnements ionisants suscite l'émoi des organisations syndicales. En effet, les employeurs veulent y introduire la notion de seuil minimum d'exposition et donc exclure d'office de l'indemnisation certaines victimes. Une remise en cause du principe de présomption de maladie professionnelle qui pourrait ensuite "contaminer" d'autres tableaux.
D'habitude, la révision d'un tableau de maladies professionnelles (MP) est plutôt une bonne chose. Les discussions qui se déroulent dans les commissions spécialisées du CSPRP sont l'occasion, grâce à l'évolution des connaissances médicales et scientifiques, de rendre indemnisables des pathologies non re connues jusqu'alors. On aurait ainsi pu espérer que la révision du tableau 6, concernant les maladies liées aux rayonnements ionisants, permettrait d'y intégrer le myélome multiple ou le cancer de la thyroïde, déjà pris en compte en Belgique en tant que maladies professionnelles. Malheureusement, les représentants du Medef ont déclaré qu'ils ne souhaitaient pas étendre la liste des cancers indemnisables. Voilà qui commence mal.Mais la situation est plus grave. De l'avis unanime des experts représentant les salariés, cette révision s'apparente de plus en plus à une "régression". Voire à une remise en cause de certains principes fondamentaux du système des tableaux de MP, comme on le pense à mots couverts du côté du ministère du Travail. Les représentants du Medef veulent en effet faire figurer, dans la colonne "Désignation des maladies", la mention: "L'irradiation sera caractérisée par une reconstitution de dose."
Mercredi 17 septembre 2008
Pour ceux qui seront dans l'Aveyron..
Portes ouvertes à la station expérimentale de l'IRSN de Tournemire Journée Portes Ouvertes à la Station Expérimentale de Tournemire le 28 septembre 2008
La station expérimentale de l’IRSN à Tournemire ouvre ses portes au public le dimanche 28 septembre 2008, de 10h00 à 18h00.
Le temps d’un parcours commenté par des spécialistes à l’intérieur du tunnel, le public est invité à découvrir les propriétés de transport de l’eau et des substances naturelles dans le milieu géologique à travers les programmes de recherche que mène l’IRSN.Pour plus d'info consultez le site de l'IRSN.
Jeudi 18 septembre 2008
Sur le site de Futura-Sciences
Après le succès de la première journée du LHC et les derniers tests encourageants, les chercheurs prévoient les premières collisions dans deux semaines seulement.
Comme on a pu le voir lors de la retransmission vidéo, la journée du premier faisceau s’est parfaitement déroulée. Cependant, aucune collision n’était alors programmée, même si quelques événements ont bien été enregistrés dans les détecteurs Atlas et CMS. Interrogés à ce moment sur la date des premières collisions, les chercheurs, dont le leader du projet LHC, Lyn Evans, restaient encore évasifs. Ce n’est plus le cas actuellement et l’un des membres de la collaboration Atlas a bien voulu informer Futura-Sciences que les premières collisions avec des faisceaux de 450 GeV auront lieu d’ici deux semaines.
L’énergie disponible sera donc de 900 GeV, au niveau de ce que les physiciens appellent le centre de masse (dans le cas présent, il correspond au laboratoire puisqu'il s'agit de la collision de deux faisceaux et non d'un faisceau unique sur une cible fixe). Cette énergie étant inférieure à celle régulièrement atteinte au Tevatron, ceux qui craignent encore l’apparition de mini trous noir peuvent dormir tranquilles...
En revanche, sauf incident, des collisions à 10 TeV auront bel et bien lieu cette année, peut-être juste avant l’inauguration officielle du Cern, qui aura lieu le 21 octobre en présence du président de la Confédération Suisse, Pascal Couchepin, et de sept à huit autres chefs d'Etat.
Et un article du nouvel observateur (le nouvel obs pour les intimes) nous parle du manque de diplômés dans le monde du nucléaire. Cela est un article complémentaire à un reportage fait à La Hague.
On manque de diplômés !
Construction de centrales, retraitement des déchets, conception de nouveaux réacteurs, la filière nucléaire recrute par milliers depuis un ou deux ans et les diplômés sont très recherchés. Areva à lui seul annonce 5 000 recrutements en Europe pour 2008. EDF recherche quelque 800 ingénieurs et techniciens. Un groupe de travail gouvernemental a évalué que, pour faire face aux besoins, il faudrait multiplier par quatre le nombre de diplômés dans cette filière qui ne produirait à ce jour que 300 débutants par an quand il en faudrait 1 200. Mais tous les ingénieurs sont les bienvenus, de même que nombre de BTS et de DUT, en particulier liés à la radio6protection.
Véronique Radier
Le Nouvel ObservateurVOUS AVEZ TOUS NOTE LE BESOIN DE RADIOPROTECTIONNISTES
Vendredi 19 septembre 2008
Il y a des informations qui m'échappent ou que je retrouve un petit moment après... En voici une qui concerne un radioprotectionniste..
Vassili Nesterenko (2 décembre 1934 - 25 août 2008) était un physicien, ex-directeur de l'Institut de l'énergie nucléaire de l'Académie des sciences de Biélorussie. Il est connu pour avoir été parmi les premiers a avoir alerté l'opinion publique internationale sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, sujet qui a occupé toute la fin de sa vie, de 1986 à 2008).
Il s'est illustré par sa volonté de contribuer à informer les populations bélarusse et du monde de la réalité et de la hauteur des dangers (C'est lui qui a prévenu ses collègues polonais de la gravité de l'accident, ce qui a permis grâce à une distribution rapide de d'iode d'éviter en Pologne l'épidémie de cancer de la thyroïde que la biélorussie a connue). Il a cherché à limiter les effets sanitaires de la catastrophe, et aussi à en limiter l'ampleur dès sa survenue ; il est intervenu comme liquidateur sur le site de la catastrophe pour larguer par hélicoptère - directement dans le réacteur en fusion - des containers d'azote liquide afin de le refroidir. Sur les quatre passagers de son hélicoptère, trois sont morts des suites de cette irradiation et contamination radioactives[1].Je profite de cet article pour vous solliciter. Si vous avez une information, une actualité que je n'ai pas vu, envoyez un courrier électronique à notre webmaster qui jouera le rôle de relais pour que je puisse inclure votre message dans la rubrique (après lecture et vérification).
Samedi 20 septembre 2008
Grâce à Véronique CARCAILLON, documentaliste scientifique chez nos amis d'EDF à Cap Ampère, nous avons régulièrement une Bibliographie Sélective Express.
Celle-ci est réalisé dans le cadre "nucléaire et santé actualités". Nous la remercions pour cet intense travail de recherche.
Pour ce week-end, nous avons retenu les articles et rapports suivantsArticles
- LUDLOW JB, DAVIES-LUDLOW LE, WHITE SC – Patient risk related to common dental radiographic examinations. – Journal of the American dental association, 09/2008, 139, 9, 1237-1243, 8 p.
un article qui devrait intéresser notre ami Jean-Marc Ariscon contributeur d'un document- MUGGLI ME, EBBERT JO, ROBERTSON C et al – Waking a sleeping giant : the tobacco industry’s response to the polonium-210 issue. – American journal of public health, 09/2008, 98, 9, 1643-16 Nicotine Research Program, Mayo Clinic, Rochester, MN 55905, USA.50, 8 p.
Nous l'avons dit ce n'est pas un scoop mais voici l'article- ROYAL HD – Effects of low level radiation. What’s new ? – Seminars in nuclear medicine, 09/2008, 38, 5, 392-402, 11 p. Division of Nuclear Medicine, Mallinckrodt Institute of Radiology, Washington University School of Medicine, St. Louis, MO, USA.
- VACQUIER B, CAER S, ROGEL A et al. – Mortality in the French cohort of uranium miners : extended follow-up 1946-1999. – Occupational and environmental medicine, 09/2008, 65, 9, 597-604, 9 p) Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, BP17, F92262 Fontenay aux Roses, France.
J’ai les résumés à votre disposition.
Et puis deux rapports :
-WALL B et al. - Radiation protection no. 154. European guidance on estimating populations doses from medical X-ray procedures. - European Commission, 2008, 96 p. + 2 annexes (123p. et 12 p.) rapport disponible sur le site http://ec.europa.eu
- European Commission - Radiation protection no. 152. Emerging issues on tritium and low energy beta emitters. Scientific seminar. Luxembourg, 13 novembre 2007. - European Commission, 2008, 100 p. rapport disponible sur le site http://ec.europa.eu
Dimanche 21 septembre 2008
On ne pouvait pas ne pas en parler.. Petits soucis au LHC ! Du retard en perspective mais sans plus
Un incident s'est produit le vendredi 19 septembre à la mi-journée, pendant la mise en service (sans faisceau de particules) du dernier secteur du LHC (le secteur 3-4) pour une exploitation à 5 TeV. L'incident a provoqué une forte fuite d'hélium dans le tunnel.
Les investigations préliminaires indiquent que l'origine la plus probable de l'incident réside dans une connexion électrique défectueuse entre deux aimants. Cette connexion a probablement fondu en présence du fort courant électrique, entrainant une défaillance mécanique dans le système. Dans le cadre des règles rigoureuses de sécurité en vigueur au CERN, à aucun moment, aucune personne n'a été en danger.Une inspection d'un des aimants supraconducteurs dipolaires du LHC. Une investigation approfondie est en cours mais il est d'ores et déjà évident que le secteur devra être réchauffé pour que les réparations puissent être effectuées. Cela implique un arrêt d'au minimum deux mois du fonctionnement du LHC. Pour le même type de défaillance, qui n'est pas rare sur les machines non supraconductrices, le temps de réparation serait de quelques jours. Dans le cas présent, il faudra en effet refroidir à nouveau les aimants dipolaires supraconducteurs en dessous de 2 K, ce qui va prendre du temps étant donné que certains ont atteint une température peu éloignée de 100 K.
Mardi 23 septembre 2008
Petit compte rendu de la réunion ASN – Organismes agréés en radioprotection qui s'est déroulée à Paris le 23 septembre 2008
La présentation et l’ouverture de la réunion a été faite par Julien COLLET, le directeur de la DEU (direction environnement et situation d’urgence). Les modalités d’agrément des Organismes agréés sont liées à une décision ASN. Le pilotage de ce texte est réalisé par l’adjointe de la direction Dominique DESUZINGES.
Il y a eu une rapide présentation du projet initial de décision relative aux modalités d’agrément des organismes agréés, devant les représentants des organismes et les membres de l’ASN. Chaque division régionale, en plus de l’entité nationale était représentée.
La consultation de ce texte a été étendue aux ministères, à la MNSR, au COFRAC, à la DGT en plus des organismes agréés. La synthèse des remarques a donnée lieu à une présentation.
5 remarques juridiques d’ordre général
1 à 2 articles à ajouter
Quelques questions
6 articles à préciser
Des exigences complémentairesL’article 5 est un de ceux qui a appelé beaucoup de remarques et en particulier concernant l’application des dispositions normatives concernant les normes ISO 17020 et 17025.
La modification du texte concernant l’application et la portée du texte concernant la norme ISO 17025 a été retenue par l’ASN. Elle ne concerne donc que le contrôle (la vérification) périodique d’étalonnage.
Une remarque du COFRAC a été déterminante, en plus de celles des autres organismes agréées en fonction des types d’inspection (A, B, C). Le COFRAC insistait sur la différence de traitement entre les organimes agréés.
En conséquence, le critère de l’accréditation à la norme ISO 17020 n’a pas été retenue.L’article 6 concernant les règles de déontologie va être complété par un article 6bis
Au sein d’un même organismes agréés les différentes activités sont possibles (contrôles internes, contrôles externes, conseil, formation). Mais il faut qu’une même personne ne puisse exercer l’ensemble des activités auprès d’un même client. Cette remarque a été commentée par les petits organismes rassemblant une à quelques personnes.
L’ASN a insisté sur le fait qu’une personne ne puisse tout faire pour un client. Une tierce expertise est indispensable dans ce cas là (par l’IRSN par exemple).
L’exemple a été donné pour un accélérateur dans le domaine médical où un organisme ne peut réaliser à lui seul, les contrôles à réception, ceux avant la mise en service, puis les contrôles périodiques.Les autres articles et annexes ont fait l'objet de discussions et commentaires. J'ai ressorti les plus importants.
Pour les critères retenus en matière de conformité et non-conformité, un groupe de travail sur les non conformités va être mis en place. Un autre groupe sera chargé de définir la méthodologie de contrôle.
Une trame de rapport a été présentée en séance par l’ASN.
On indique dans le tableau activité par agence, l’activité de contrôle mais pas forcément le nombre de sources contrôlées . Cela correspond au périmètre d’une demande d’agrément.Les modalités de transmission envisagées sont les suivantes :
Mise à disposition du canevas. Diffusion par courrier électronique.
Mise en place d’une phase expérimentale en 2008 et 2009.
Transmission en format dématérialisé (CD Rom plutôt que mel)
Pendant la phase expérimentale possibilité de continuer à fournir le rapport en cours dans l’organisme.
Mercredi 24 septembre 2008
Note d'information de l'ASN
La 3ème séance du Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire a eu lieu le 23 septembre.Cette 3ème séance du Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN), était présidée par le sénateur Henri Revol.
Lors de cette séance, trois sujets ont été abordés :
Le transport de plutonium entre le Royaume-Uni et la France, déjà évoqué lors de la 1ère séance du Haut comité le 18 juin.
L’ASN a indiqué qu’elle proposerait prochainement au Gouvernement de soumettre les principaux transports de substances radioactives aux règles d’accessibilité du public aux informations déjà applicables aux installations nucléaires depuis la loi TSN du 13 juin 2006 (article 19).L’incident survenu en juillet 2008 dans l’usine SOCATRI de Bollène, qui avait déjà fait l’objet d’une séance extraordinaire le 16 juillet.
Le Haut comité a entendu, outre l’exploitant, des représentants de la commission locale d’information (la CIGEET) et du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHS-CT).L’ASN a présenté les actions qu’elle a menées depuis l’incident et son évaluation de la situation.
En outre, le Haut comité a accepté la proposition de l’ASN de s’associer aux travaux qu’elle a engagés depuis plusieurs mois en vue de mettre en place une échelle de mesure de la radioactivité dans l’environnement. Cette échelle sera adaptée à la communication en cas de rejet accidentel tel que celui provoqué par l’incident de SOCATRI.L’information sur l’état radiologique des sites nucléaires et sur les anciens sites d’entreposage de déchets radioactifs.
A la demande du président du Haut comité, l’ASN a présenté deux rapports sur ces questions. La pluralité de l’expertise étant un gage de crédibilité, l’ASN a notamment proposé au Haut comité de travailler sur les conditions permettant de développer une offre diversifiée d’expertise à la disposition des diverses parties prenantes et notamment des commissions locales d’information (CLI). Le Haut comité a décidé de mettre en place un groupe de travail chargé de préparer des propositions à l’attention du Gouvernement. Il examinera ces propositions lors de sa prochaine séance le 6 novembre. L’ASN apportera un soutien actif à ce groupe de travail.
Vendredi 26 septembre 2008
Un accélérateur dans une boîte à chaussures ?
Le premier laser optique a été obtenu il y a 48 ans et depuis lors, la technologie du laser n’a cessé d’envahir notre vie, du CD aux codes à barres en passant par la chirurgie de la cornée. Antonio Giulietti, un chercheur italien de l’Université de Pise, a eu l’idée avec ses collègues allemands et français du SLIC de Saclay, en France, d’utiliser le laser pour accélérer des électrons grâce à un dispositif de faible taille. En fait, cette idée n’est pas complètement nouvelle car elle avait déjà été étudiée pour la protonthérapie.
Dans le cas présent, Giulietti et les autres chercheurs se sont servis des lasers à impulsions ultra-courtes du SLIC pour bombarder des jets de gaz qui se sont alors convertis en plasma, composé d’ions et d’électrons libres, présentant des fluctuations de densité. Il en résulte des champs électriques fluctuants qui accélèrent les électrons du plasma, que l’on fait passer à travers une plaque de tantale d’une épaisseur de 2 mm. Un rayonnement de freinage sous forme de photons gamma est alors produit par les électrons, ce qui est idéal pour faire de l’IORT.
Au final, comme les chercheurs l’expliquent dans une publication, il n’y aurait besoin dans le bloc opératoire que d’une petite boîte métallique, de 50 par 20 par 20 cm, et d’un laser installé ailleurs mais dont les faisceaux sont facilement transportables par une série de miroirs. En plus de réduire le coût du traitement, l’ensemble occuperait un volume bien moindre et serait bien plus facile à entretenir.J'avais déjà eu des échos sur ce genre d'appareils. L'idée de miniaturiser un accélérateur est bonne, mais quid des autorisations de détenir de telles sources de rayonnements et quid de la radioprotection pour les manipulateurs... A suivre de près !
Samedi 27 septembre 2008
Aujourd'hui c'est de l'actualité interne.
C'était conseil d'administration aujourd'hui pour les membres du bureau élus et les délégués régionaux.Ces réunions sont aussi la vie de l'association. C'est pour nous l'occasion de faire le point sur les sujets en cours et envisager les perspectives d'avenir.
Côté sujet en cours, l’ATSR est un organisme de formation avec une déclaration d’activité enregistrée auprès de la préfecture de région Ile de France. Nous avions eu l'information juste pour le congrès. Nous avons aujourd'hui des infos supplémentaires.
Côté perspective il y a une information importante à noter. Nous allons être amené à renouveler une partie du bureau l'an prochain. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant.
Et si vous êtes tenté pour participer de manière active à l'association, vous serez les bienvenus.Marc
Mardi 30 septembre 2008
Méfiance des suisses à l'égard du nucléaire
La majorité de la population suisse se méfie de l’énergie nucléaire, ils exigent une solution rapide et concrète pour la gestion des déchets radioactifs et une implication directe dans les processus de décision. C’est ce qui ressort en particulier d’une enquête sur l’énergie nucléaire et sur les déchets radioactifs menée en Suisse durant l’été 2008.
Sur mandat de l'Office fédéral de l'énergie, une enquête représentative a été menée cet été dans toutes les régions du pays. Un sondage quasiment identique avait été effectué au printemps 2008 sur mandat de la Commission européenne dans les 27 Etats membres de l'UE. Le rapport publié aujourd'hui par l'Office fédéral de l'énergie présente les résultats suisses et les compare à ceux des consultations de l'UE.
Principaux résultats :
Méfiance à l'encontre du nucléaire* La plupart personnes interrogées se méfient de l'énergie nucléaire : 52% se prononcent partiellement ou totalement contre la production nucléaire d'électricité. 40% y sont favorables. En Suisse, le refus de l'énergie nucléaire est donc beaucoup plus net que dans l'UE, où seuls 45% des gens se disent opposés au nucléaire.
* S'il existait une solution sûre et durable pour la gestion des déchets radioactifs, 37% des opposants au nucléaire changeraient d'avis, alors que la majorité (53%) camperait sur ses positions.
* Une large majorité des personnes interrogées reconnaît les avantages de l'énergie nucléaire, notamment en ce qui concerne la diversification des sources d'énergie (66%) ainsi que la diminution des émissions de gaz à effet de serre (65%) et la réduction de la dépendance au pétrole (57%).
* 77% des personnes interrogées considèrent que les plus gros inconvénients du nucléaire sont les risques d'accidents et la menace d'attentats terroristes. Plus de sept personnes sur dix (72%) ne pourraient pas habiter à proximité d'une centrale nucléaire.
* Les hommes (49%) sont nettement plus nombreux à soutenir l'énergie nucléaire que les femmes (32%). 74% personnes qui se situent plutôt à gauche sur l'échiquier politique rejettent le nucléaire, alors qu'ils ne sont que 41% au centre ou 35% à droite. L'énergie nucléaire est mieux acceptée dans les milieux ruraux (47%) que dans les grandes villes (29%). En Suisse alémanique, où se trouvent les cinq centrales nucléaires helvétiques, le taux d'acceptation oscille entre 39% et 45% et est donc supérieur à celui de la Suisse romande (36%) ou de la Suisse italienne (33%). Les résultats démontrent en outre que les citoyens et citoyennes s'estimant bien informés sur les déchets radioactifs sont mieux disposés envers l'énergie nucléaire.
La suite sur le site www.enerzine.com
POUR LES VISITEURS DU SITE ATSR
N'hésitez pas à "surfer" dans toutes les rubriques. Vous trouverez même des professionnels faisant partie de notre association pouvant répondre à vos besoins (voir 'Liens").